Qapten : un agent IA français pour déléguer son travail au quotidien 🎤 Michel Lévy-Provençal (Brightness)
Jerome Colombain
Avec Qapten, Michel Lévy-Provençal veut rendre les agents IA accessibles aux indépendants et aux entrepreneurs, tout en préservant la maîtrise et la sécurité des utilisateurs.
🎤 INTERVIEW : Michel Lévy-Provençal – Fondateur de Brightness et à la tête de QaptenCitations à retenirTout est transparent dans Qapten.Les agents vont de plus en plus travailler entre eux de manière autonome.=================================
InterviewQuelle est la différence entre un chatbot et un agent IA ?Un chatbot répond à une question. Un agent, lui, agit. Il dispose d'un environnement dans lequel il peut accéder à des outils, à une mémoire et à des capacités d'orchestration et de planification. On ne lui donne pas simplement une question, mais une mission, avec un objectif à atteindre. Il doit trouver lui-même le parcours nécessaire pour y parvenir.
C'est à partir de cette idée que nous avons développé Qapten, il y a un peu plus de sept mois. Nous voulions rendre ces nouvelles technologies accessibles, sans nécessiter de compétences techniques particulières. Aujourd'hui, notre solution s'adresse principalement aux indépendants, aux freelances, aux solopreneurs et aux dirigeants de PME.
Concrètement, que peut-on déléguer à Qapten ?Je l'utilise notamment pour gérer mes e-mails. À chaque réception, il peut consulter mes dossiers, mon Notion et mon agenda pour préparer une réponse pertinente. Mais il ne l'envoie pas : il la conserve en brouillon et me demande de la valider. C'est une règle de sécurité importante.
Il peut également surveiller mon agenda et détecter des incohérences. Par exemple, il m'a récemment signalé qu'un rendez-vous avec mes développeurs tombait au moment où je devais prendre un train. Il m'a proposé un autre créneau, a vérifié les disponibilités et a déplacé le rendez-vous après mon accord.
On peut aussi créer ses propres routines en fonction de ses habitudes et de ses besoins. Qapten propose une dizaine de routines par défaut, que chacun peut ensuite modifier et enrichir.
Comment concilier puissance des agents IA et sécurité des utilisateurs ?Nous avons voulu mettre la transparence au cœur de Qapten. L'utilisateur peut consulter les fichiers de configuration de son agent, comprendre ce qu'il sait de lui et même modifier les règles qu'il applique.
Il existe également plusieurs niveaux de sécurité. Lorsqu'on connecte une application, il faut d'abord le demander explicitement. Ensuite, on choisit les droits accordés à l'agent : lecture seule ou lecture et écriture. C'est essentiel, notamment pour les applications bancaires. Avec un accès en lecture seule, l'agent ne pourra pas effectuer de virements.
On peut aussi lui donner des instructions en langage naturel, par exemple lui demander de solliciter deux validations avant un virement. Mais cette couche est moins fiable qu'une restriction technique des droits, car un modèle de langage reste statistique et peut mal interpréter une consigne.
Enfin, je pense qu'il faut utiliser les agents en conscience et mettre des limites. Pour une carte bancaire, on peut par exemple créer une carte virtuelle avec un plafond de dépenses. C'est un filet de sécurité supplémentaire.
Les agents IA vont-ils bientôt travailler ensemble et transformer notre quotidien ?Nous sommes au tout début de cette révolution. Je pense que, dans les mois qui viennent, nous aurons tous plusieurs agents spécialisés, capables de prendre en charge différentes catégories de tâches.
Nous travaillons justement sur une évolution de Qapten qui permettra aux agents de dialoguer entre eux de manière autonome. Nous préparons une sorte de réseau social d'agents, avec des espaces de discussion dans lesquels ils pourront échanger, préparer des missions et nous transmettre des comptes rendus.
On pourrait ainsi imaginer que, avant un événement de networking, nos agents se rencontrent virtuellement, identifient les personnes intéressantes à rencontrer et préparent les conversations. Autre exemple : pour organiser des vacances en famille, chaque membre pourrait avoir son propre agent, qui échangerait avec les autres pour trouver une destination convenant à tout le monde.
C'est aussi valable pour les achats. On peut demander à Qapten de comparer les téléphones disponibles sur le marché en fonction de ses préférences et de ses habitudes. Il peut effectuer des recherches, naviguer sur les sites et compiler les informations pour nous aider à choisir.
Avec Qapten, Michel Lévy-Provençal veut rendre les agents IA accessibles aux indépendants et aux entrepreneurs, tout en préservant la maîtrise et la sécurité des utilisateurs.
🎤 INTERVIEW : Michel Lévy-Provençal – Fondateur de Brightness et à la tête de QaptenCitations à retenirTout est transparent dans Qapten.Les agents vont de plus en plus travailler entre eux de manière autonome.=================================
InterviewQuelle est la différence entre un chatbot et un agent IA ?Un chatbot répond à une question. Un agent, lui, agit. Il dispose d'un environnement dans lequel il peut accéder à des outils, à une mémoire et à des capacités d'orchestration et de planification. On ne lui donne pas simplement une question, mais une mission, avec un objectif à atteindre. Il doit trouver lui-même le parcours nécessaire pour y parvenir.
C'est à partir de cette idée que nous avons développé Qapten, il y a un peu plus de sept mois. Nous voulions rendre ces nouvelles technologies accessibles, sans nécessiter de compétences techniques particulières. Aujourd'hui, notre solution s'adresse principalement aux indépendants, aux freelances, aux solopreneurs et aux dirigeants de PME.
Concrètement, que peut-on déléguer à Qapten ?Je l'utilise notamment pour gérer mes e-mails. À chaque réception, il peut consulter mes dossiers, mon Notion et mon agenda pour préparer une réponse pertinente. Mais il ne l'envoie pas : il la conserve en brouillon et me demande de la valider. C'est une règle de sécurité importante.
Il peut également surveiller mon agenda et détecter des incohérences. Par exemple, il m'a récemment signalé qu'un rendez-vous avec mes développeurs tombait au moment où je devais prendre un train. Il m'a proposé un autre créneau, a vérifié les disponibilités et a déplacé le rendez-vous après mon accord.
On peut aussi créer ses propres routines en fonction de ses habitudes et de ses besoins. Qapten propose une dizaine de routines par défaut, que chacun peut ensuite modifier et enrichir.
Comment concilier puissance des agents IA et sécurité des utilisateurs ?Nous avons voulu mettre la transparence au cœur de Qapten. L'utilisateur peut consulter les fichiers de configuration de son agent, comprendre ce qu'il sait de lui et même modifier les règles qu'il applique.
Il existe également plusieurs niveaux de sécurité. Lorsqu'on connecte une application, il faut d'abord le demander explicitement. Ensuite, on choisit les droits accordés à l'agent : lecture seule ou lecture et écriture. C'est essentiel, notamment pour les applications bancaires. Avec un accès en lecture seule, l'agent ne pourra pas effectuer de virements.
On peut aussi lui donner des instructions en langage naturel, par exemple lui demander de solliciter deux validations avant un virement. Mais cette couche est moins fiable qu'une restriction technique des droits, car un modèle de langage reste statistique et peut mal interpréter une consigne.
Enfin, je pense qu'il faut utiliser les agents en conscience et mettre des limites. Pour une carte bancaire, on peut par exemple créer une carte virtuelle avec un plafond de dépenses. C'est un filet de sécurité supplémentaire.
Les agents IA vont-ils bientôt travailler ensemble et transformer notre quotidien ?Nous sommes au tout début de cette révolution. Je pense que, dans les mois qui viennent, nous aurons tous plusieurs agents spécialisés, capables de prendre en charge différentes catégories de tâches.
Nous travaillons justement sur une évolution de Qapten qui permettra aux agents de dialoguer entre eux de manière autonome. Nous préparons une sorte de réseau social d'agents, avec des espaces de discussion dans lesquels ils pourront échanger, préparer des missions et nous transmettre des comptes rendus.
On pourrait ainsi imaginer que, avant un événement de networking, nos agents se rencontrent virtuellement, identifient les personnes intéressantes à rencontrer et préparent les conversations. Autre exemple : pour organiser des vacances en famille, chaque membre pourrait avoir son propre agent, qui échangerait avec les autres pour trouver une destination convenant à tout le monde.
C'est aussi valable pour les achats. On peut demander à Qapten de comparer les téléphones disponibles sur le marché en fonction de ses préférences et de ses habitudes. Il peut effectuer des recherches, naviguer sur les sites et compiler les informations pour nous aider à choisir.
