Au cœur des vignobles champenois, les viticulteurs au défi d'un cru ultra-précoce aux propriétés nouvelles
Radio Classique
Aujourd'hui, dans \"Le choix de la rédaction\", Lucie Dupressoir nous plonge au cœur des vignobles champenois face à une situation inédite : les vendanges ont commencé dès le 8 août, du jamais vu dans la région. Avec 85% du territoire français touché par la sécheresse, les viticulteurs doivent s'adapter à des conditions météorologiques extrêmes.
Sur la petite montagne de Reims, Sophie Cossy, qui dirige un domaine de 7 hectares, témoigne de cette précocité exceptionnelle. Pour la première fois en près de 20 ans de métier, elle termine ses vendanges en août. Les raisins sont plus petits, moins juteux, et la production s'annonce inférieure de 20% aux quotas habituels.
Mais comment expliquer cette situation ? La sécheresse a épuisé les réserves d'eau souterraine, même celle de la craie qui habituellement alimente les vignes. Bien que la vigne soit une plante résiliente capable de chercher l'eau très loin, cette année elle a puisé jusqu'à l'épuisement. Les pluies annoncées arrivent trop tard pour aider à la maturation et au grossissement des grains.
À la coopérative de Pargny-lès-Reims et Jouy-les-Reims, qui regroupe 80 adhérents, les viticulteurs font face à des récoltes en demi-teinte. Olivier Cossy, à la tête de la coopérative, explique que près d'un quart des vignerons devront puiser dans leurs réserves individuelles de raisins, constituées lors des bonnes années précédentes, pour compenser les pertes économiques.
Un détail surprenant : les raisins sont particulièrement sucrés cette année, un phénomène historique. Les vignerons devront donc assembler ces vins avec des millésimes antérieurs moins alcoolisés pour équilibrer le résultat final.
Dans ce contexte difficile, une bonne nouvelle : le pinot noir a bien résisté à la sécheresse, une surprise que les vignerons ne s'expliquent pas encore. Pendant ce temps, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, réunit les préfets pour mettre en place un plan d'aide massif promis pendant l'été.
Aujourd'hui, dans \"Le choix de la rédaction\", Lucie Dupressoir nous plonge au cœur des vignobles champenois face à une situation inédite : les vendanges ont commencé dès le 8 août, du jamais vu dans la région. Avec 85% du territoire français touché par la sécheresse, les viticulteurs doivent s'adapter à des conditions météorologiques extrêmes.
Sur la petite montagne de Reims, Sophie Cossy, qui dirige un domaine de 7 hectares, témoigne de cette précocité exceptionnelle. Pour la première fois en près de 20 ans de métier, elle termine ses vendanges en août. Les raisins sont plus petits, moins juteux, et la production s'annonce inférieure de 20% aux quotas habituels.
Mais comment expliquer cette situation ? La sécheresse a épuisé les réserves d'eau souterraine, même celle de la craie qui habituellement alimente les vignes. Bien que la vigne soit une plante résiliente capable de chercher l'eau très loin, cette année elle a puisé jusqu'à l'épuisement. Les pluies annoncées arrivent trop tard pour aider à la maturation et au grossissement des grains.
À la coopérative de Pargny-lès-Reims et Jouy-les-Reims, qui regroupe 80 adhérents, les viticulteurs font face à des récoltes en demi-teinte. Olivier Cossy, à la tête de la coopérative, explique que près d'un quart des vignerons devront puiser dans leurs réserves individuelles de raisins, constituées lors des bonnes années précédentes, pour compenser les pertes économiques.
Un détail surprenant : les raisins sont particulièrement sucrés cette année, un phénomène historique. Les vignerons devront donc assembler ces vins avec des millésimes antérieurs moins alcoolisés pour équilibrer le résultat final.
Dans ce contexte difficile, une bonne nouvelle : le pinot noir a bien résisté à la sécheresse, une surprise que les vignerons ne s'expliquent pas encore. Pendant ce temps, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, réunit les préfets pour mettre en place un plan d'aide massif promis pendant l'été.
