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Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet    Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet   

Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet

Radio classique

Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.


Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.


Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.


Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.



 

Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.


Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.


Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.


Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.

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