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Pourquoi l’affaire Bardella pourrait-elle inquiéter les marchés financiers ?    Pourquoi l’affaire Bardella pourrait-elle inquiéter les marchés financiers ?   

Pourquoi l’affaire Bardella pourrait-elle inquiéter les marchés financiers ?

RTBF

Lundi dernier, le site d’information Mediapart a publié des messages antisémites attribués au président du RN. Les marchés financiers se moquent de ce que Jordan Bardella aurait écrit à 17 ans, ce qui les intéresse c’est ce que cette affaire fait au duo qui mène le parti.


Les marchés financiers, devraient s’intéresser à cette affaire parce que le RN avance avec un tandem : Marine Le Pen à l’Elysée et Jordan Bardella comme Premier ministre.


Marine Le Pen attend la décision de la Cour de cassation d’ici début avril. Si son recours est rejeté, elle devra porter un bracelet électronique pendant un an, peut-être même en pleine campagne.


Voilà que Bardella, son plan B, prend à son tour un sérieux coup. Pour la première fois, les deux têtes du duo sont fragilisées en même temps. On pourrait penser qu’un RN affaibli va rassurer les marchés financiers, ce n’est pas si simple.


Depuis deux ans, Bardella s’est construit comme le visage présentable du parti auprès des milieux d’affaires. C’est lui qui fait la tournée des patrons, c’est lui qui parle d’économie budgétaire.


Il a même plaidé pour qu’une partie des retraites repose sur de l’épargne placée en Bourse, ce qu’on appelle la capitalisation. Autrement dit, cette affaire abîme d’abord l’homme que les investisseurs trouvaient le plus fréquentable.


Faut-il alors s’attendre à ce que la France emprunte beaucoup plus cher ? Pour le savoir, les financiers regardent ce qu’ils appellent le spread : l’écart entre le taux auquel la France emprunte sur 10 ans et celui que paye l’Allemagne, élève modèle de la zone euro.


Avant l’affaire, cet écart dépassait déjà 1%. Concrètement, pour 100 euros empruntés, la France paye chaque année 1 euro d’intérêt de plus que l’Allemagne. On n’avait plus vu ça depuis 2012.


Mardi, l’écart s’est encore creusé, mais rien ne dit que c’est à cause de cette affaire. Ce qui fait bouger ce spread dans la durée, ce n’est pas un scandale en lui-même, ce sont les sondages qui suivent. Tout dépendra donc des intentions de vote dans les prochaines semaines et des documents que Mediapart pourrait, ou pas, publier.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.



 

Lundi dernier, le site d’information Mediapart a publié des messages antisémites attribués au président du RN. Les marchés financiers se moquent de ce que Jordan Bardella aurait écrit à 17 ans, ce qui les intéresse c’est ce que cette affaire fait au duo qui mène le parti.


Les marchés financiers, devraient s’intéresser à cette affaire parce que le RN avance avec un tandem : Marine Le Pen à l’Elysée et Jordan Bardella comme Premier ministre.


Marine Le Pen attend la décision de la Cour de cassation d’ici début avril. Si son recours est rejeté, elle devra porter un bracelet électronique pendant un an, peut-être même en pleine campagne.


Voilà que Bardella, son plan B, prend à son tour un sérieux coup. Pour la première fois, les deux têtes du duo sont fragilisées en même temps. On pourrait penser qu’un RN affaibli va rassurer les marchés financiers, ce n’est pas si simple.


Depuis deux ans, Bardella s’est construit comme le visage présentable du parti auprès des milieux d’affaires. C’est lui qui fait la tournée des patrons, c’est lui qui parle d’économie budgétaire.


Il a même plaidé pour qu’une partie des retraites repose sur de l’épargne placée en Bourse, ce qu’on appelle la capitalisation. Autrement dit, cette affaire abîme d’abord l’homme que les investisseurs trouvaient le plus fréquentable.


Faut-il alors s’attendre à ce que la France emprunte beaucoup plus cher ? Pour le savoir, les financiers regardent ce qu’ils appellent le spread : l’écart entre le taux auquel la France emprunte sur 10 ans et celui que paye l’Allemagne, élève modèle de la zone euro.


Avant l’affaire, cet écart dépassait déjà 1%. Concrètement, pour 100 euros empruntés, la France paye chaque année 1 euro d’intérêt de plus que l’Allemagne. On n’avait plus vu ça depuis 2012.


Mardi, l’écart s’est encore creusé, mais rien ne dit que c’est à cause de cette affaire. Ce qui fait bouger ce spread dans la durée, ce n’est pas un scandale en lui-même, ce sont les sondages qui suivent. Tout dépendra donc des intentions de vote dans les prochaines semaines et des documents que Mediapart pourrait, ou pas, publier.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.

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