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L’or est-il devenu moins séduisant pour les investisseurs ?    L’or est-il devenu moins séduisant pour les investisseurs ?   

L’or est-il devenu moins séduisant pour les investisseurs ?

RTBF

Pourquoi est-ce que l’or baisse alors que le monde va mal ?


Si on devait dresser la liste de tout ce qui, normalement, fait peur aux investisseurs, et donc les pousserait à acheter de l’or, on aurait à peu près la situation actuelle. Pourtant, l’or, au lieu de monter, est en train de baisser (il a perdu environ 6% en septembre, et plus de 20% depuis son record historique de janvier).


L’or n’est-il plus une valeur refuge ?


Pas du tout, mais il y a un élément qu’on oublie souvent : même une valeur refuge est en concurrence avec les autres placements. Aujourd’hui, son principal concurrent, ce sont les obligations américaines.


Quand vous achetez de l’or, il ne vous rapporte rien : pas d’intérêt, pas de dividende. Donc il ne produit aucun revenu. Or, justement, aujourd’hui, si vous prêtez votre argent à l’État américain pendant 10 ans, par exemple, vous obtenez un rendement qui, une fois qu’on enlève l’inflation, approche les 3% nets par an.


Dit autrement, vous avez le choix entre un lingot qui ne rapporte rien et une obligation américaine qui vous rapporte aujourd’hui presque 3% au-dessus de l’inflation.


Si l’or baisse, ce n’est pas parce que le monde va mieux, pas du tout, c’est parce que l’argent rapporte à nouveau beaucoup. Donc même la peur, en quelque sorte, a désormais un prix.


Mais voici ce qui est assez étonnant : pendant que le cours de l’or baisse, les banques centrales, elles, continuent d’en acheter énormément. Car elles ne raisonnent pas sur 3 mois ou 4 mois mais sur 10 ou 20 ans. Et beaucoup de ces banques centrales cherchent progressivement aussi à dépendre un petit peu moins, même nettement moins, du dollar et des actifs américains.


On a donc deux mouvements qui se croisent. À court terme, les taux d’intérêt élevés rendent l’or moins séduisant. A long terme, les banques centrales continuent pourtant d’en accumuler comme une assurance contre les crises monétaires, contre les crises financières ou géopolitiques.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.



 

Pourquoi est-ce que l’or baisse alors que le monde va mal ?


Si on devait dresser la liste de tout ce qui, normalement, fait peur aux investisseurs, et donc les pousserait à acheter de l’or, on aurait à peu près la situation actuelle. Pourtant, l’or, au lieu de monter, est en train de baisser (il a perdu environ 6% en septembre, et plus de 20% depuis son record historique de janvier).


L’or n’est-il plus une valeur refuge ?


Pas du tout, mais il y a un élément qu’on oublie souvent : même une valeur refuge est en concurrence avec les autres placements. Aujourd’hui, son principal concurrent, ce sont les obligations américaines.


Quand vous achetez de l’or, il ne vous rapporte rien : pas d’intérêt, pas de dividende. Donc il ne produit aucun revenu. Or, justement, aujourd’hui, si vous prêtez votre argent à l’État américain pendant 10 ans, par exemple, vous obtenez un rendement qui, une fois qu’on enlève l’inflation, approche les 3% nets par an.


Dit autrement, vous avez le choix entre un lingot qui ne rapporte rien et une obligation américaine qui vous rapporte aujourd’hui presque 3% au-dessus de l’inflation.


Si l’or baisse, ce n’est pas parce que le monde va mieux, pas du tout, c’est parce que l’argent rapporte à nouveau beaucoup. Donc même la peur, en quelque sorte, a désormais un prix.


Mais voici ce qui est assez étonnant : pendant que le cours de l’or baisse, les banques centrales, elles, continuent d’en acheter énormément. Car elles ne raisonnent pas sur 3 mois ou 4 mois mais sur 10 ou 20 ans. Et beaucoup de ces banques centrales cherchent progressivement aussi à dépendre un petit peu moins, même nettement moins, du dollar et des actifs américains.


On a donc deux mouvements qui se croisent. À court terme, les taux d’intérêt élevés rendent l’or moins séduisant. A long terme, les banques centrales continuent pourtant d’en accumuler comme une assurance contre les crises monétaires, contre les crises financières ou géopolitiques.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.

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