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Le pointage des chômeurs : bonne idée ou fausse piste ?    Le pointage des chômeurs : bonne idée ou fausse piste ?   

Le pointage des chômeurs : bonne idée ou fausse piste ?

RTBF

Georges-Louis Bouchez propose de remettre les chômeurs au pointage quotidien à la commune — une idée qui, de prime abord, paraît relever du bon sens. Seulement, la Belgique l'a déjà fait. Pendant des décennies. Et elle y a renoncé. Pourquoi ? Et faut-il vraiment ressortir le tampon ? Amid Faljaoui nous raconte cette histoire.


Georges-Louis Bouchez veut remettre les chômeurs au pointage quotidien, en personne. Son argument : certains perçoivent leurs allocations en Belgique tout en vivant plusieurs mois à l'étranger. Une mesure qui viserait d'ailleurs plus largement l'ensemble des allocataires sociaux. Et si vous travaillez en lisant cet article, vous vous dites probablement que c'est du bon sens. Quand la collectivité vous aide, il paraît normal de montrer patte blanche, de prouver que vous êtes là et que vous cherchez sérieusement un emploi. Ça se comprend.


Mais la réalité est un peu plus complexe. Jusqu'en 1991, le chômeur se rendait effectivement chaque jour à la commune pour faire tamponner sa carte. Le rythme est ensuite passé à deux fois par mois, avant de disparaître complètement fin 2005. Pourquoi ce système a-t-il été abandonné ? D'abord parce que des dispenses ont été accordées aux travailleurs plus âgés ou à ceux en formation. Ensuite, parce qu'un tampon prouve simplement qu'on est passé au guichet — pas qu'on cherche activement un emploi. Dès 2004, ce mécanisme a été remplacé par un contrôle de la recherche d'emploi : on ne regardait plus seulement où se trouvait le chômeur, mais aussi ce qu'il faisait concrètement pour retrouver du travail.


Il y a un élément qu'on entend rarement dans ce débat : une grande partie de ce que réclame Georges-Louis Bouchez est déjà dans les textes. L'ONEM impose une résidence principale en Belgique, avec un maximum de quatre semaines de vacances à l'étranger par an. Au-delà, sauf exception, les allocations sont suspendues. Les contrôles existent également : depuis 2012, l'ONEM croise ses fichiers avec le registre national, et des chômeurs sont tirés au sort pour se présenter en personne à la commune ou au bureau du chômage. En 2025, l'ONEM a récupéré près de 22 millions d'euros de fraude liée au domicile — et pas uniquement des cas de séjours prolongés à l'étranger.


Quels moyens faudrait-il alors déployer pour mieux faire respecter les règles qui existent déjà ? Quelles seraient les implications concrètes d'un retour au pointage quotidien, notamment pour les communes ? Et surtout, quelles mesures fonctionnent vraiment pour aider les chômeurs à réintégrer le marché de l'emploi ? Pistes de réponse avec Amid Faljaoui dans sa chronique économique.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.



 

Georges-Louis Bouchez propose de remettre les chômeurs au pointage quotidien à la commune — une idée qui, de prime abord, paraît relever du bon sens. Seulement, la Belgique l'a déjà fait. Pendant des décennies. Et elle y a renoncé. Pourquoi ? Et faut-il vraiment ressortir le tampon ? Amid Faljaoui nous raconte cette histoire.


Georges-Louis Bouchez veut remettre les chômeurs au pointage quotidien, en personne. Son argument : certains perçoivent leurs allocations en Belgique tout en vivant plusieurs mois à l'étranger. Une mesure qui viserait d'ailleurs plus largement l'ensemble des allocataires sociaux. Et si vous travaillez en lisant cet article, vous vous dites probablement que c'est du bon sens. Quand la collectivité vous aide, il paraît normal de montrer patte blanche, de prouver que vous êtes là et que vous cherchez sérieusement un emploi. Ça se comprend.


Mais la réalité est un peu plus complexe. Jusqu'en 1991, le chômeur se rendait effectivement chaque jour à la commune pour faire tamponner sa carte. Le rythme est ensuite passé à deux fois par mois, avant de disparaître complètement fin 2005. Pourquoi ce système a-t-il été abandonné ? D'abord parce que des dispenses ont été accordées aux travailleurs plus âgés ou à ceux en formation. Ensuite, parce qu'un tampon prouve simplement qu'on est passé au guichet — pas qu'on cherche activement un emploi. Dès 2004, ce mécanisme a été remplacé par un contrôle de la recherche d'emploi : on ne regardait plus seulement où se trouvait le chômeur, mais aussi ce qu'il faisait concrètement pour retrouver du travail.


Il y a un élément qu'on entend rarement dans ce débat : une grande partie de ce que réclame Georges-Louis Bouchez est déjà dans les textes. L'ONEM impose une résidence principale en Belgique, avec un maximum de quatre semaines de vacances à l'étranger par an. Au-delà, sauf exception, les allocations sont suspendues. Les contrôles existent également : depuis 2012, l'ONEM croise ses fichiers avec le registre national, et des chômeurs sont tirés au sort pour se présenter en personne à la commune ou au bureau du chômage. En 2025, l'ONEM a récupéré près de 22 millions d'euros de fraude liée au domicile — et pas uniquement des cas de séjours prolongés à l'étranger.


Quels moyens faudrait-il alors déployer pour mieux faire respecter les règles qui existent déjà ? Quelles seraient les implications concrètes d'un retour au pointage quotidien, notamment pour les communes ? Et surtout, quelles mesures fonctionnent vraiment pour aider les chômeurs à réintégrer le marché de l'emploi ? Pistes de réponse avec Amid Faljaoui dans sa chronique économique.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.

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