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Et si votre prochain iPhone ne vous appartenait plus ?    Et si votre prochain iPhone ne vous appartenait plus ?   

Et si votre prochain iPhone ne vous appartenait plus ?

RTBF

Vous avez sûrement déjà vécu ça chez un concessionnaire automobile, vous demandez le prix de la voiture et le vendeur vous répond \"c'est autant par mois\". Une petite somme, chaque mois, passe mieux qu'une grosse facture.


Apple vient de faire exactement pareil avec l'iPhone. Quand on comprend pourquoi, on comprend pas mal de choses sur l'économie qui nous entoure.


Fin juillet, aux Etats-Unis, Apple s'est mis à louer ses iPhones. Début septembre, il a présenté son premier iPhone pliable. Le prix? Environ 2000 dollars. Jamais un iPhone n'avait démarré avec un prix aussi haut. La faute au coût des composants.


Soit Apple absorbe cette hausse de ses composants, soit il la répercute sur vous. Mais face à une facture plus salée, vous risquez de garder votre vieux téléphone un an de plus. Donc ce sont autant de revenus en moins pour Apple. D'où l'idée de la location.


2000 dollars, on hésite. Une soixantaine de dollars par mois, ça paraît moins brutal. Dans votre tête, ça se range à côté de votre abonnement Netflix ou Spotify, par exemple.


Ce n'est pas la propriété qui devient moins chère : ce qu'on vous vend, désormais, c'est l'usage. Si vous rachetez le téléphone à la fin, les loyers déjà versés sont déduits du prix final. Mais il y a un petit détail : un iPhone acheté, vous pouvez le revendre au bout d'un an ou deux. Un iPhone loué, puis rendu, sa valeur de revente n'est évidemment plus pour vous.


Ce que la location vous offre surtout, en tout cas dans l'esprit d'Apple, c'est de ne pas devoir chercher un acheteur. Autrement dit, c'est cette tranquillité-là qui a un prix.


Apple ne vous vend plus ou pas seulement un appareil, il vous vend aussi des abonnements, musique, stockage, télé. Pas plus tard que mi-septembre, il a renforcé ses offres groupées et tous ses services pour un seul prix dans plus de 100 pays. Mais pas aux Etats-Unis, là où justement Apple loue ses téléphones. Donc, aujourd'hui, personne ne peut encore s'abonner à tout d'un seul coup, téléphone et services compris.


Les deux offres avancent chacune de leur côté mais, attention, elles poursuivent absolument le même but : multiplier les paiements réguliers.


En Europe, que se passe-t-il? Qu'est-ce qui a ouvert la voie ? Ecoutez l'intégralité de la séquence d'Amid Faljaoui.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.



 

Vous avez sûrement déjà vécu ça chez un concessionnaire automobile, vous demandez le prix de la voiture et le vendeur vous répond \"c'est autant par mois\". Une petite somme, chaque mois, passe mieux qu'une grosse facture.


Apple vient de faire exactement pareil avec l'iPhone. Quand on comprend pourquoi, on comprend pas mal de choses sur l'économie qui nous entoure.


Fin juillet, aux Etats-Unis, Apple s'est mis à louer ses iPhones. Début septembre, il a présenté son premier iPhone pliable. Le prix? Environ 2000 dollars. Jamais un iPhone n'avait démarré avec un prix aussi haut. La faute au coût des composants.


Soit Apple absorbe cette hausse de ses composants, soit il la répercute sur vous. Mais face à une facture plus salée, vous risquez de garder votre vieux téléphone un an de plus. Donc ce sont autant de revenus en moins pour Apple. D'où l'idée de la location.


2000 dollars, on hésite. Une soixantaine de dollars par mois, ça paraît moins brutal. Dans votre tête, ça se range à côté de votre abonnement Netflix ou Spotify, par exemple.


Ce n'est pas la propriété qui devient moins chère : ce qu'on vous vend, désormais, c'est l'usage. Si vous rachetez le téléphone à la fin, les loyers déjà versés sont déduits du prix final. Mais il y a un petit détail : un iPhone acheté, vous pouvez le revendre au bout d'un an ou deux. Un iPhone loué, puis rendu, sa valeur de revente n'est évidemment plus pour vous.


Ce que la location vous offre surtout, en tout cas dans l'esprit d'Apple, c'est de ne pas devoir chercher un acheteur. Autrement dit, c'est cette tranquillité-là qui a un prix.


Apple ne vous vend plus ou pas seulement un appareil, il vous vend aussi des abonnements, musique, stockage, télé. Pas plus tard que mi-septembre, il a renforcé ses offres groupées et tous ses services pour un seul prix dans plus de 100 pays. Mais pas aux Etats-Unis, là où justement Apple loue ses téléphones. Donc, aujourd'hui, personne ne peut encore s'abonner à tout d'un seul coup, téléphone et services compris.


Les deux offres avancent chacune de leur côté mais, attention, elles poursuivent absolument le même but : multiplier les paiements réguliers.


En Europe, que se passe-t-il? Qu'est-ce qui a ouvert la voie ? Ecoutez l'intégralité de la séquence d'Amid Faljaoui.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.

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