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Crédit immobilier : la crise de confiance française peut-elle coûter cher aux Belges ?    Crédit immobilier : la crise de confiance française peut-elle coûter cher aux Belges ?   

Crédit immobilier : la crise de confiance française peut-elle coûter cher aux Belges ?

RTBF

Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu'un État emprunte un peu comme vous et moi. Quand une banque a confiance dans un client, elle lui prête à un taux très bas. Mais quand elle commence à douter de lui, elle réclame un taux plus élevé, pour couvrir son risque. C'est ce qui arrive à la France.


L'Allemagne, jugée très solide de son côté, emprunte à 10 ans autour de 3,5%. La France paye maintenant près de 5%. Cet écart entre les 3,5% payés par l'Allemagne et les 5% payés par la France mesure la méfiance des investisseurs, qui doutent que Paris parvienne à réduire sa dette avec un budget très difficile à faire voter et une élection présidentielle au printemps prochain où l'extrême droite est en tête des sondages.


La question qui nous intéresse, nous, en tant que Belges, c'est de savoir si cette méfiance peut gagner la Belgique. Réponse, elle a déjà commencé à le faire. Début septembre, l'État belge empruntait à 10 ans à un petit peu moins de 4%. Aujourd'hui, il paye près de 4,4%. La Belgique reste mieux considérée que la France mais suit tout de même le mouvement et se retrouve désormais plus près de Paris que de Berlin.


Les investisseurs font ce rapprochement parce que nos finances publiques ressemblent beaucoup à celles de nos voisins français, avec une dette qui dépasse ce que le pays produit en une année et un déficit budgétaire qui ne se résorbe pas. Pour un gestionnaire de fonds installé à Londres ou à New York, la France et la Belgique sont assises en fait dans la même salle d'attente. La France a été appelée la première et la Belgique attend son tour quelques chaises plus loin.


Concrètement, cela nous concerne de deux manières. La première passe par notre crédit hypothécaire. Les banques fixent leur taux en regardant notamment celui auquel emprunte l'État belge. Quand ce taux monte, les crédits immobiliers suivent.


La seconde courroie de transmission passe par le budget de l'État. Le gouvernement de Bart de Wever cherche en ce moment 10 milliards d'euros d'économies et de recettes nouvelles. Plus les taux montent, plus la Belgique paye d'intérêt sur sa dette et plus il faudra trouver de l'argent ailleurs.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.



 

Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu'un État emprunte un peu comme vous et moi. Quand une banque a confiance dans un client, elle lui prête à un taux très bas. Mais quand elle commence à douter de lui, elle réclame un taux plus élevé, pour couvrir son risque. C'est ce qui arrive à la France.


L'Allemagne, jugée très solide de son côté, emprunte à 10 ans autour de 3,5%. La France paye maintenant près de 5%. Cet écart entre les 3,5% payés par l'Allemagne et les 5% payés par la France mesure la méfiance des investisseurs, qui doutent que Paris parvienne à réduire sa dette avec un budget très difficile à faire voter et une élection présidentielle au printemps prochain où l'extrême droite est en tête des sondages.


La question qui nous intéresse, nous, en tant que Belges, c'est de savoir si cette méfiance peut gagner la Belgique. Réponse, elle a déjà commencé à le faire. Début septembre, l'État belge empruntait à 10 ans à un petit peu moins de 4%. Aujourd'hui, il paye près de 4,4%. La Belgique reste mieux considérée que la France mais suit tout de même le mouvement et se retrouve désormais plus près de Paris que de Berlin.


Les investisseurs font ce rapprochement parce que nos finances publiques ressemblent beaucoup à celles de nos voisins français, avec une dette qui dépasse ce que le pays produit en une année et un déficit budgétaire qui ne se résorbe pas. Pour un gestionnaire de fonds installé à Londres ou à New York, la France et la Belgique sont assises en fait dans la même salle d'attente. La France a été appelée la première et la Belgique attend son tour quelques chaises plus loin.


Concrètement, cela nous concerne de deux manières. La première passe par notre crédit hypothécaire. Les banques fixent leur taux en regardant notamment celui auquel emprunte l'État belge. Quand ce taux monte, les crédits immobiliers suivent.


La seconde courroie de transmission passe par le budget de l'État. Le gouvernement de Bart de Wever cherche en ce moment 10 milliards d'euros d'économies et de recettes nouvelles. Plus les taux montent, plus la Belgique paye d'intérêt sur sa dette et plus il faudra trouver de l'argent ailleurs.


--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop.

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